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Theatrum Mundi V - CYTHERA

26 juin 2010 - 08 août 2010

Profondément ancrés dans la culture occidentale, les dessins et les installations de Depelchin racontent des histoires universelles. Son langage plastique très personnel s’exprime par de puissantes références à l’iconographie classique et à celle de la Renaissance (Bruegel, Bosch et Dürer ne sont pas très loin). Des fantaisies orientales ont récemment fait leur apparition. Il a utilisé dans ce contexte des symboles reconnaissables et caractéristiques des idéologies et des systèmes sociaux. Ces symboles sont associés à ses propres expériences. Ses assemblages ludiques sont chargés de significations allégoriques, parodiques et souvent ironiques. Il crée avec esbroufe un univers bien à lui, qui défie et questionne incessamment le spectateur.

Cythera réfère à l’île de naissance mythique de la déesse Vénus. Mythique et donc inaccessible… Depuis l’aube des temps, l’être humain passe la majeure partie de son existence à tendre vers un but inaccessible. Cette quête du sens de la vie et de la réalisation de soi se manifeste d’innombrables manières.

Theatrum Mundi: la vie est un théâtre, un spectacle que l’homme régit lui-même. Les œuvres de Depelchin exposent au grand jour notre lutte avec nos peurs cachées et le vertige des questions existentielles qui nous taraudent. Sommes-nous capables et en mesure d’atteindre notre but ou notre vie se résume-t-elle aux moyens que nous utilisons pour tenter d’y arriver : la satisfaction (incontrôlée) des besoins, les pulsions (sexuelles), l’affirmation de soi, l’égocentrisme … ?
Depelchin critique de surcroît les systèmes de pouvoir établis et manipulateurs (p. ex., l’Église) et les codes éthiques qu’ils utilisent. Ils contrôlent nos pulsions et tentent même parfois de les refouler complètement. Sans toutefois vouloir faire la morale, l’artiste met ce mécanisme à nu.

Des personnages déments échappés de la mythologie et des fables, des bribes de littérature, des farces irrespectueuses, des sons amers et des citations de château virevoltent à travers l’œuvre de ce charmant redresseur de torts, comme s’il s’agissait d’une pétillante kermesse infernale. Le geste est baroque, la technique presque classique. Cela ne fait que renforcer les significations sous-jacentes.

 
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